La BCE soutient la tokenisation avec des règles strictes, en mettant l’accent sur l’argent des banques centrales, la réglementation et l’interopérabilité pour une croissance sûre des marchés financiers.
La Banque centrale européenne a exposé un plan prudent pour tokeniser les marchés de capitaux européens. La politique met en avant les avantages en matière d’efficacité, tout en prévoyant aussi une protection rigoureuse. En outre, les autorités ont souligné que la stabilité financière devait être la priorité. En conséquence, la stratégie consiste à trouver un équilibre entre l’innovation et des exigences réglementaires élevées dans la région.
La BCE estime que la technologie des registres distribués présente un fort potentiel, selon son dernier Bulletin macroprudentiel. Elle a affirmé que la tokenisation peut améliorer l’efficacité et la transparence des marchés. Toutefois, la banque a mis en garde sur le fait que les bénéfices dépendront de l’infrastructure appropriée et de l’alignement des politiques. À ce titre, les gouvernements doivent réagir rapidement pour contrôler les risques qui apparaissent.
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De plus, la BCE a insisté sur le fait que les systèmes tokenisés devraient reposer sur l’argent des banques centrales. Cette méthode réduit les risques liés aux tokens privés et aux stablecoins. Les autorités ont averti que l’utilisation de ressources personnelles pourrait affaiblir l’autorité monétaire. Par conséquent, il est essentiel d’ancrer les transactions sur l’argent des banques centrales.
Par ailleurs, la BCE a confirmé l’initiative Pontes. Ce projet sera lancé au T3 2026. Il facilitera les règlements en chaîne avec de l’argent de banque centrale. Ainsi, il vise à relier la finance traditionnelle et les systèmes blockchain en toute sécurité.
En outre, la BCE a commencé à accepter des garanties tokenisées. Au 30 mars 2026, certains titres tokenisés sont éligibles aux opérations de crédit de l’Eurosystème. Ces actifs doivent respecter les règles strictes d’éligibilité. Ils doivent être déposés dans des systèmes autorisés tels que les dépositaires centraux de titres (Central Securities Depositories) et réglés en utilisant TARGET2-Securities.
Entre-temps, la BCE a également dévoilé sa feuille de route Appia en mars 2026. Cette stratégie décrit une vision d’un système financier numérique unique d’ici 2028. Elle s’intéresse au développement de normes techniques communes. Par ailleurs, elle cherchera à fournir de l’interopérabilité entre diverses plateformes DLT.
Cependant, la BCE a souligné plusieurs risques associés à la croissance de la tokenisation. Parmi les principaux enjeux figure la souveraineté monétaire. Les autorités ont averti que les stablecoins émis par des acteurs privés pourraient diminuer la position de l’euro sur les marchés. Ainsi, il est nécessaire de mettre en place des mesures de contrôle strictes pour garantir la stabilité.
Par ailleurs, l’absence de marchés secondaires solides est aussi un problème. La liquidité des obligations tokenisées est actuellement faible sur les plateformes blockchain. Cet état de fait limite l’adoption plus large et la montée en charge. Cela signifie qu’il faut davantage de développement pour améliorer la profondeur de marché.
Par ailleurs, la BCE promeut une supervision centralisée des opérations crypto. Elle a suggéré un renforcement de la surveillance via l’Autorité européenne des marchés financiers (European Securities and Markets Authority). Cette action vise à apporter une uniformité dans la réglementation de l’Union européenne. Ainsi, elle pourrait réduire la fragmentation des réglementations de la finance numérique.
Enfin, la BCE a souligné que la tokenisation passe de la phase d’adoption initiale. Mais elle nécessitera une intervention coordonnée des politiques publiques. Avec l’augmentation de l’innovation, les régulateurs doivent suivre l’évolution des risques. Par conséquent, l’approche de la BCE est un indicateur d’une approche équilibrée entre le développement et la protection du système financier européen.