Aave DAO et Aave Labs ont récemment éclaté en conflit à cause de la répartition des frais de transaction front-end, redirigeant un flux de trésorerie de 200 000 dollars par semaine, ce qui a suscité des questions sur la gouvernance défaillante des détenteurs de jetons.
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(Contexte supplémentaire : l’OCC des États-Unis donne son feu vert ! Ripple, BitGo, Circle et autres géants de la cryptographie obtiennent une « approbation conditionnelle » pour une licence de banque de confiance)
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L’enquêteur on-chain et le représentant d’Aave DAO, EzR3aL, ont découvert lors du week-end de décembre 2025 qu’une partie des frais de transaction censés entrer dans la trésorerie publique était dirigée vers une adresse privée contrôlée par Aave Labs, environ 200 000 dollars par semaine. Cet incident, appelé « Guerre dans le salon », met en péril la plateforme de prêt décentralisée Aave, confrontée à sa plus grave crise de gouvernance à ce jour.
L’intégration récente du service CoW Swap par le front-end d’Aave visait à optimiser le parcours des transactions des utilisateurs. Les données on-chain montrent que, grâce à cette intégration, les frais générés ne sont plus versés à la DAO, mais directement à 0xC542…8380. À ce rythme, environ 10 millions de dollars quittent le compte public chaque année.
Après la révélation de la destination des fonds, la communauté s’est rapidement enflammée. Marc Zeller, fondateur de l’Initiative Aave-Chan, accuse directement l’équipe de développement de abuse de confiance :
« Aave Labs, dans sa quête de monétisation, oriente les volumes de transaction des utilisateurs d’Aave vers ses concurrents. C’est inacceptable. »
Pour les institutions et les particuliers détenant des jetons AAVE, cette fuite de cash non autorisée revient à une confiscation d’actifs, équivalent à une gestion frauduleuse des revenus par la direction de la société.
Aave Labs affirme que le front-end est un « produit » développé et maintenu à ses frais, et non un bien commun. En d’autres termes, le contrat intelligent du protocole est géré par la DAO, mais l’accès est contrôlé par Labs, qui facture une commission aux utilisateurs « conformément à la logique commerciale ». Cette position met en lumière la difficulté que rencontrent les startups Web3 en 2025 : comment, après l’émission de jetons, maintenir un flux de trésorerie sans compromettre la confiance de la communauté ?
Si la société de développement peut rediriger les revenus sans vote, la DAO perd alors son pouvoir réel. Si le trésor continue à voir ses fonds siphonnés, les plans de rachat ou d’incitation au développement deviendront impossibles, et la communauté pourrait être contrainte de forker le protocole pour créer une nouvelle version.
Wall Street accélère la tokenisation des actifs traditionnels, et une gouvernance claire ainsi que des frontières de propriété prévisibles deviennent des critères primaires d’évaluation. Cette attaque de 10 millions de dollars contre Aave sonne comme une cérémonie de majorité pour l’industrie DeFi : la gouvernance par jetons, qui devrait représenter une « action numérique », est-elle vraiment un droit de flux de trésorerie ou simplement un jeton de vote dépourvu de contrainte ? La réponse s’écrit sur la chaîne par le marché, et le résultat déterminera la confiance future du capital dans la DeFi.
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