Le Bureau of Economic Analysis des États-Unis a publié le 31 octobre les données sur les Dépenses de Consommation Personnelle (PCE) de septembre 2025, montrant que l’inflation globale a augmenté de 0,3 % sur un mois et de 2,8 % sur un an — correspondant exactement aux prévisions du consensus. L’indice PCE de base (sans les produits alimentaires et l’énergie), la mesure préférée de la Réserve fédérale, a progressé de 0,2 % sur un mois et de 2,8 % sur un an, marquant le premier ralentissement annuel depuis avril 2025 et confirmant la poursuite de la désinflation.
( Points clés du rapport PCE de septembre
| Indicateur | Septembre 2025 | Prévision du consensus | Mois précédent |
|---|---|---|---|
| PCE globale )MoM### | +0,3 % | +0,3 % | +0,4 % |
| PCE globale (YoY) | +2,8 % | +2,8 % | +2,9 % |
| PCE de base (MoM) | +0,2 % | +0,2 % | +0,3 % |
| PCE de base (YoY) | +2,8 % | +2,8 % | +2,9 % |
Les dépenses réelles de consommation (corrigées de l’inflation) ont légèrement augmenté de 0,1 % sur un mois après une révision à la baisse à 0,0 % pour août, reflétant la prudence des ménages face à des coûts d’emprunt toujours élevés.
( Réaction du marché
( Conséquences pour la politique monétaire
Ce rapport conforte la Réserve fédérale dans sa trajectoire vers son objectif d’inflation de 2 % sans signe de ré-accélération. Le président Jerome Powell a souligné à plusieurs reprises qu’un PCE de base sous les 2,8–2,9 % justifierait la poursuite de la détente monétaire, et le ralentissement annuel constaté en septembre coche cette case.
La plupart des économistes de Wall Street )Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of America### maintiennent leurs prévisions pour :
( En résumé
Le PCE de septembre a livré le scénario “Goldilocks” attendu par les marchés : une inflation qui se refroidit exactement comme prévu, sans surprise, et des dépenses réelles stables. Les actifs risqués ont progressé, la probabilité de baisse des taux a augmenté, et le scénario d’atterrissage en douceur reste bien ancré à l’approche de la fin d’année.
Pour les investisseurs, ces données lèvent les incertitudes à court terme et renforcent le biais haussier actuel sur les actions, le Bitcoin et les autres actifs sensibles à la croissance.