Je viens de replonger dans le manuel d'investissement de Bob Farrell, et honnêtement, la perspective de ce gars est intemporelle. Pour ceux qui ne connaissent pas, Farrell a passé près de 50 ans chez Merrill Lynch en tant qu'analyste technique et psychologue de marché – en gros, il a vu tous les cycles de marché imaginables.



Ce qui est intéressant chez Bob Farrell, c’est qu’il a commencé en étudiant sous Benjamin Graham et David Dodd à Columbia (oui, les légendes de l’investissement de valeur), mais il a tracé sa propre voie en se concentrant sur le sentiment et la psychologie du marché plutôt que sur les fondamentaux purs. Lorsqu’il a pris sa retraite, ce qui était autrefois considéré comme une analyse non conventionnelle est devenu la norme. Même George Soros lisait sa newsletter quotidienne.

Voici donc les 10 règles qui ont façonné l’approche de Farrell :

Les premières sont fondamentales : les marchés reviennent à la moyenne, les excès oscillent fortement dans la direction opposée, et l’histoire se répète – il n’y a pas de nouvelles eras. La bulle Internet, la folie des tulipes, le crash immobilier de 2008 – même pattern, époque différente.

Une qui fait vraiment la différence, c’est la règle 4 – les mouvements exponentiels vont plus loin que ce que vous attendez mais ne corrigent pas latéralement. La folle montée de GameStop en 2020-2021 en est l’exemple parfait. Commencée à 1$, atteignant 5,50$, puis explosant de 1600% jusqu’à $120 avant de redescendre. La plupart pensaient que c’était fini à 5,50$, mais la dynamique en avait d’autres plans.

Puis il y a la dimension psychologique. La règle 5 est brutale : le public achète au sommet et vend au plus bas. La peur et la cupidité prennent toujours le dessus sur les plans à long terme. Farrell comprenait que la discipline des investisseurs est rare – les émotions gagnent toujours quand de l’argent réel est en jeu.

Bob Farrell soulignait aussi que la largeur du marché compte plus que la performance de chaque action individuelle. Quand seules quelques mega-caps entraînent le marché (comme Apple qui porte tout), c’est en fait un signe d’alerte. Des marchés sains sont larges.

Son avis sur les marchés baissiers est aussi utile – ils ont généralement trois phases : la chute brutale, un rebond réflexif où les gens achètent la baisse à tort, puis la baisse prolongée. Et voici l’angle contrarien : quand tout le monde est d’accord sur quelque chose, attendez-vous à l’opposé. David Tepper l’a prouvé en achetant Bank of America en 2009 quand le sentiment était terrible – ça s’est transformé en $4 gagnant de milliards.

Dernier point de Farrell ? Les marchés haussiers sont simplement plus amusants que les marchés baissiers. Impossible de contester ça.

La vraie leçon en étudiant les règles de Bob Farrell, c’est que les cycles de marché sont des modèles prévisibles dictés par le comportement humain. L’histoire, la psychologie de foule, les émotions – c’est là où se trouve l’avantage. Aucun nombre de lectures ne vaut la véritable expérience de plusieurs décennies à observer ces patterns se répéter.
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