# Traduction



Au cours des dernières années, j'ai participé activement à la gouvernance on-chain de plusieurs protocoles DeFi majeurs, et ma conclusion devient de plus en plus pessimiste : le plus grand ennemi des réseaux décentralisés n'est souvent pas une faille du code, mais l'effondrement du consensus humain.

Nous avons construit des contrats intelligents avec des modèles mathématiques extrêmement sophistiqués, en veillant à ce que chaque transfert d'actif ne nécessite aucun intermédiaire de confiance. Nous pensions que c'était réglé.

Mais le monde réel est toujours plus complexe que le code. Lorsqu'une baleine géante exploite son avantage financier pour faire passer de force une proposition nuisant aux intérêts de la grande majorité dans une DAO ; ou lorsqu'un nœud de pont inter-chaînes critiques est détourné par des initiés en collusion. D'un point de vue du code, la signature est légitime, la logique est cohérente, l'exécution est parfaite.

Mais du point de vue du consensus social, c'est une catastrophe et un vol absolue.

À ce moment-là, que peuvent faire les victimes ? Le système lui-même n'a aucun mécanisme de correction. Les gens ne peuvent que se défouler sur Twitter ou espérer qu'un exchange centralisé gèlera les fonds.

Cet instinct de s'agenouiller devant le pouvoir centralisé en temps de crise est la plus grande ironie de la prétendue « économie souveraine » du Web3.

Nous avons construit un système d'exécution économique fonctionnant à la vitesse de la lumière, mais nous l'avons laissé se dégrader instantanément en loi de la jungle de la société primitive face à tout différend non prévu.

C'est à mes yeux la lacune structurelle la plus grave à laquelle l'industrie est actuellement confrontée. Et c'est pourquoi j'ai commencé à approfondir ma recherche sur les solutions en construction.

Le système juridique traditionnel a été conçu pour le monde physique. Il vous demande d'avoir une nationalité clairement définie, une identité réelle, et des cycles longs d'investigation et de procédure judiciaire. Utiliser ce système pour réglementer des transactions on-chain anonymes, distribuées à l'échelle mondiale, ou qui n'existent que quelques secondes, c'est vraiment créer une solution hors de propos.

Internet Court tente de changer radicalement cette situation. Il propose d'établir un tribunal Internet natif, un cadre de résolution des différends décentralisé.

Son concept fondamental est que, puisque l'activité économique est désormais entièrement numérisée et en réseau, le mécanisme de résolution des différends doit également être originellement numérique. Il fournit un processus transparent permettant aux conflits on-chain que les tribunaux traditionnels ne peuvent pas juger, d'être soulevés, examinés et tranchés à l'intérieur d'Internet.

À mesure que nous entrons inévitablement dans l'ère des agents IA, l'urgence de cette infrastructure augmentera de façon exponentielle.

Imaginez que dans le futur, une grande partie de la gestion de liquidités et des négociations commerciales sera menée de manière autonome par des agents IA. Lorsque ces machines sans entité physique ni statut juridique auront des différends au sein de protocoles on-chain complexes, qui arbitrera ?

Sans un réseau de jugement correspondant et originellement natif, les systèmes décentralisés ne pourront toujours gérer que les transferts de valeur les plus simples, et ne pourront jamais supporter une véritable économie numérique complexe. Internet Court pose précisément la pierre angulaire manquante pour cette forme économique future.
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