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Le « or numérique » en période de guerre : une épreuve pour la véritable nature des cryptomonnaies dans la tempête macroéconomique
Les nuages de guerre au détroit d’Hormuz s’amoncellent depuis plus d’une semaine. Lorsque les vedettes des Gardiens de la révolution iranienne tracent des sillages blancs dans le Golfe Persique, et que le groupe de porte-avions américain reste en silence dans le Golfe d’Oman, les nerfs des marchés financiers mondiaux sont à vif, secoués à plusieurs reprises. Mais en dehors de ce tumulte, un monde numérique construit par des codes — le marché des cryptomonnaies — tente d’interpréter à sa manière la signification profonde de cette crise.
Ondes de choc : la véritable nature des actifs risqués
Le 28 février après-midi, l’annonce d’une coalition américano-israélienne contre l’Iran a provoqué une première chute des actifs virtuels. Le Bitcoin a brusquement chuté sous 64 000 dollars, atteignant un minimum de 63 000 dollars en 24 heures, soit une baisse de plus de 6 % ; l’Ethereum a chuté de plus de 9 %, et des tokens majeurs comme Solana ont généralement perdu plus de 10 %. Ce comportement contraste fortement avec celui des actifs refuges traditionnels — l’or au comptant a dépassé 5300 dollars, l’argent a augmenté de plus de 10 %, et les capitaux ont rapidement afflué vers ces havres de sécurité.
La semaine suivante, le marché a oscillé en rebondissements. Le Bitcoin a brièvement rebondi au-dessus de 71 000 dollars, avec plus de 120 000 liquidations ; mais le 6 mars au soir, face à la tension persistante au Moyen-Orient, le Bitcoin a de nouveau chuté de plus de 5 %, passant sous la barre des 69 000 dollars, avec un total de 366 millions de dollars de liquidations globales en 24 heures.
Le récit de « l’or numérique » confronté à la réalité
Pourquoi, face à un conflit géopolitique, le Bitcoin n’a-t-il pas été plébiscité, mais a-t-il plutôt connu un effondrement soudain ?
Li Ming, chercheur à l’Université polytechnique de Hong Kong, explique qu’en situation d’urgence, certains doivent vendre du Bitcoin pour échanger contre de la monnaie fiduciaire afin d’acheter des biens de première nécessité ; la hausse des prix du pétrole incite aussi certains groupes à vendre des actifs pour obtenir de la liquidité. Plus crucial encore, le marché des dérivés, avec son effet de levier élevé, a déclenché une « spirale mortelle » — dès qu’une vente commence, la chute des prix entraîne l’explosion de positions à effet de levier, aggravant encore la pression vendeuse.
Zhao Binghao, professeur à l’Université de droit et de politique de Chine, commente : « Ces mouvements sont difficiles à expliquer comme des ‘actifs de refuge’ traditionnels, ils ressemblent plutôt à une ‘désendettement des actifs risqués’ ». Wang Lixin, fondateur de Carbon Chain, va droit au but : « Cela révèle la véritable nature d’un actif à forte bêta, très sensible à la liquidité mondiale. »
Analysant via Tongji Finance, on note que la réaction récente du Bitcoin face aux chocs géopolitiques remet en question la logique du récit de « l’or numérique » — un concept longtemps promu par les partisans des cryptomonnaies.
Mais l’autre face de la pièce est : depuis l’escalade du conflit au Moyen-Orient, le Bitcoin a gagné environ 12 %, tandis que l’or a connu une baisse. Eric Balchunas, analyste senior chez Bloomberg ETF, pense que cette performance relance la réflexion sur la fonction de refuge des deux actifs — le Bitcoin pourrait-il progressivement assumer une partie de cette fonction ?
Le double jeu des variables macroéconomiques
Les mouvements des cryptomonnaies sont tirés par plusieurs forces macroéconomiques.
Le dollar fort limite la reprise. Avec l’intensification des tensions au Moyen-Orient, l’indice du dollar s’est nettement renforcé, passant rapidement de 97,8 à plus de 99. Tony Cicamore, analyste chez IG Markets, indique que la persistance du conflit géopolitique entraînera une forte inflation et une appréciation du dollar, tout en réduisant la probabilité de baisse des taux par la Fed, ce qui pourrait freiner la hausse du Bitcoin.
Les attentes de baisse des taux fluctuent. Le 6 mars, le chômage non agricole américain de février a diminué de 92 000, bien en dessous des prévisions. Après la publication, les traders estiment que la probabilité d’une baisse de taux par la Fed en juin est montée à environ 50 %, contre seulement 35 % auparavant. Si la baisse des taux aurait dû soutenir les actifs risqués, la pression inflationniste et la force du dollar créent une couverture.
Une ancre de valeur dans la tourmente
Selon les données on-chain, la fracture du marché devient de plus en plus claire : le nombre d’adresses détenant plus de 1000 Bitcoin a augmenté pendant la crise, les gros investisseurs profitant de la baisse pour accumuler ; tandis que les investisseurs à court terme, en perte, se sont majoritairement déchargés de leurs positions. Cette division montre que le Bitcoin est en pleine transition, passant d’un « actif spéculatif de détail » à un « actif de portefeuille institutionnel ».
Les flammes au détroit d’Hormuz testent la qualité du « or numérique » — il n’est pas un refuge parfait, mais pas un simple outil de spéculation non plus. Lors du premier moment de panique, il a effectivement été un exutoire à la pression de liquidité ; mais à plus long terme, il conserve des détenteurs fidèles, insensibles aux fluctuations à court terme.
Pour les investisseurs, l’essentiel n’est peut-être pas de prévoir l’évolution de la guerre, mais de comprendre la transformation profonde de la logique de valorisation des actifs. Quand le Bitcoin se différencie de l’or, que nous dit-il ? Quand le dollar est fort et que la baisse des taux est anticipée, le cadre macroéconomique traditionnel doit-il être repensé ?
Il n’y a pas de réponses standard à ces questions, mais chaque interrogation approfondit la compréhension du marché. Dans l’entrelacs de guerre et d’algorithmes, la cryptomonnaie vit une « majorité tardive » — une véritable « majorité » d’adultes.