La hausse des métaux précieux, en particulier l’argent et l’or, a atteint des niveaux difficiles à soutenir uniquement par des facteurs fondamentaux, selon plusieurs analystes du marché. Fin décembre, les préoccupations concernant une valorisation excessive et les risques croissants de correction ont conduit à des avertissements de la part des principales institutions financières sur la durabilité des niveaux de prix actuels.
Valorisation difficile à justifier sur la base des fondamentaux
Les chercheurs de Capital Economics ont lancé des signaux d’alarme concernant la tarification actuelle des métaux précieux. Dans leur analyse, ils soutiennent que « les prix des métaux précieux ont atteint des niveaux difficiles à rationaliser en se basant sur les facteurs économiques sous-jacents ». Cette évaluation suggère que la récente hausse pourrait avoir dépassé ce que les modèles de valorisation traditionnels soutiendraient. Capital Economics prévoit spécifiquement que le prix de l’argent pourrait diminuer jusqu’à environ $42 d’ici la fin 2026, une fois que l’enthousiasme pour l’achat d’or se sera modéré et que la dynamique du marché se sera normalisée.
Contraintes de liquidité et excès spéculatif alimentent les préoccupations de volatilité
La cause profonde de la vulnérabilité des marchés des métaux précieux provient de contraintes structurelles, selon les analystes de UBS. La banque suisse souligne que la forte appréciation récente des métaux précieux est en grande partie attribuable à une profondeur de marché insuffisante — une situation où le volume de trading ne peut absorber de grands changements de position sans provoquer de fortes fluctuations de prix. Cette compression de liquidité crée un environnement où les retournements rapides deviennent de plus en plus probables.
UBS insiste également sur le fait que les risques liés au trading à court terme se sont considérablement intensifiés. Avec l’or atteignant de nouveaux sommets historiques, l’incitation à prendre des profits parmi les investisseurs à court terme est devenue importante. La banque note que les conditions de liquidité de fin d’année « peuvent amplifier les fluctuations de prix », rendant plus difficile la distinction entre tendances réelles du marché et mouvements dus au bruit. Cette combinaison d’un volume de trading faible et d’un positionnement spéculatif élevé augmente la probabilité d’un recul significatif.
Les tendances de dé-dollarisation masquent le sur-trading à court terme : analyse de Yanqing
Au-delà des préoccupations de volatilité à court terme, l’analyse fondamentale révèle une image plus nuancée. Wang Yanqing, analyste en chef des métaux précieux chez CITIC Securities Futures, observe qu’il n’y a pas eu de changements matériels dans les variables sous-jacentes affectant les métaux précieux et les métaux non ferreux en court terme. Les thèmes de marché à long terme tels que la « dé-dollarisation » représentent des vents favorables légitimes pour le secteur.
Cependant, Yanqing met en garde contre le fait que la forte hausse a essentiellement anticipé ces récits positifs à long terme. La progression à court terme a clairement sur-tradé le cas structurel, en avançant des gains qui devraient théoriquement être répartis sur une période prolongée. Cette compression, combinée à l’engouement actuel pour l’activité spéculative, a introduit de véritables risques pour le bon fonctionnement du marché. La perspective de Yanqing souligne que, bien que le contexte fondamental reste favorable sur le long terme, le profil risque/rendement à court terme est devenu nettement défavorable.
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Métaux précieux à un carrefour : les analystes signalent une augmentation des risques de correction
La hausse des métaux précieux, en particulier l’argent et l’or, a atteint des niveaux difficiles à soutenir uniquement par des facteurs fondamentaux, selon plusieurs analystes du marché. Fin décembre, les préoccupations concernant une valorisation excessive et les risques croissants de correction ont conduit à des avertissements de la part des principales institutions financières sur la durabilité des niveaux de prix actuels.
Valorisation difficile à justifier sur la base des fondamentaux
Les chercheurs de Capital Economics ont lancé des signaux d’alarme concernant la tarification actuelle des métaux précieux. Dans leur analyse, ils soutiennent que « les prix des métaux précieux ont atteint des niveaux difficiles à rationaliser en se basant sur les facteurs économiques sous-jacents ». Cette évaluation suggère que la récente hausse pourrait avoir dépassé ce que les modèles de valorisation traditionnels soutiendraient. Capital Economics prévoit spécifiquement que le prix de l’argent pourrait diminuer jusqu’à environ $42 d’ici la fin 2026, une fois que l’enthousiasme pour l’achat d’or se sera modéré et que la dynamique du marché se sera normalisée.
Contraintes de liquidité et excès spéculatif alimentent les préoccupations de volatilité
La cause profonde de la vulnérabilité des marchés des métaux précieux provient de contraintes structurelles, selon les analystes de UBS. La banque suisse souligne que la forte appréciation récente des métaux précieux est en grande partie attribuable à une profondeur de marché insuffisante — une situation où le volume de trading ne peut absorber de grands changements de position sans provoquer de fortes fluctuations de prix. Cette compression de liquidité crée un environnement où les retournements rapides deviennent de plus en plus probables.
UBS insiste également sur le fait que les risques liés au trading à court terme se sont considérablement intensifiés. Avec l’or atteignant de nouveaux sommets historiques, l’incitation à prendre des profits parmi les investisseurs à court terme est devenue importante. La banque note que les conditions de liquidité de fin d’année « peuvent amplifier les fluctuations de prix », rendant plus difficile la distinction entre tendances réelles du marché et mouvements dus au bruit. Cette combinaison d’un volume de trading faible et d’un positionnement spéculatif élevé augmente la probabilité d’un recul significatif.
Les tendances de dé-dollarisation masquent le sur-trading à court terme : analyse de Yanqing
Au-delà des préoccupations de volatilité à court terme, l’analyse fondamentale révèle une image plus nuancée. Wang Yanqing, analyste en chef des métaux précieux chez CITIC Securities Futures, observe qu’il n’y a pas eu de changements matériels dans les variables sous-jacentes affectant les métaux précieux et les métaux non ferreux en court terme. Les thèmes de marché à long terme tels que la « dé-dollarisation » représentent des vents favorables légitimes pour le secteur.
Cependant, Yanqing met en garde contre le fait que la forte hausse a essentiellement anticipé ces récits positifs à long terme. La progression à court terme a clairement sur-tradé le cas structurel, en avançant des gains qui devraient théoriquement être répartis sur une période prolongée. Cette compression, combinée à l’engouement actuel pour l’activité spéculative, a introduit de véritables risques pour le bon fonctionnement du marché. La perspective de Yanqing souligne que, bien que le contexte fondamental reste favorable sur le long terme, le profil risque/rendement à court terme est devenu nettement défavorable.