Course à la sélection : Waller favori, le marché mise sur l’indépendance
Trump prévoit d’annoncer le nom du nouveau président de la Réserve fédérale lors de la première semaine de janvier, pour prendre officiellement ses fonctions en mai en succédant à Powell. Parmi les candidats, l’ancien membre du Conseil de la Fed, Waller, est en tête, tandis que le conseiller économique de la Maison Blanche, Hassett, le membre actuel du Conseil, Waller, et Boman sont également en lice.
La victoire de Waller s’explique principalement par les inquiétudes du marché concernant l’indépendance de la Fed. Les investisseurs craignent que Hassett, trop proche de la Maison Blanche, n’entraîne une baisse agressive des taux, alimentant ainsi les anticipations d’inflation, ce qui ferait monter les taux à long terme. Le PDG de JP Morgan, Dimon, a même publiquement soutenu Waller. Ces préoccupations ne sont pas infondées : depuis la fin novembre, lorsque Hassett est devenu favori, le rendement des obligations américaines à 10 ans est passé de 4 % à 4,2 %. Trump souhaite réduire le coût du financement de la dette américaine, mais la hausse des rendements obligataires va à l’encontre de cet objectif, ce qui fait que le profil d’indépendance de Waller apparaît comme un « remède rassurant ».
Les divergences politiques couvent, 2026 pourrait tout changer
En apparence, la présidence de Waller pourrait apaiser les inquiétudes du marché concernant l’indépendance de la Fed, mais la position de Trump, qui critique depuis plusieurs fois la Fed pour sa lenteur à baisser les taux, n’a pas changé. Les divisions internes à la Fed restent difficiles à surmonter. De plus, le nouveau président ne prendra ses fonctions qu’en mai, et la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle prend généralement environ six mois. Trump a déjà indiqué que les élections de mid-term l’année prochaine décideront du succès ou de l’échec des États-Unis, en se concentrant sur la question des prix, ce qui limite objectivement la marge de manœuvre de la Fed pour une politique accommodante.
Nomura prévoit qu’en juin prochain, le nouveau président mènera une baisse de taux, mais avec la reprise accélérée de l’économie américaine, il est probable que la Fed s’oppose fermement à une nouvelle baisse. Les divergences politiques pourraient affaiblir la confiance du marché dans le nouveau président, voire provoquer des tensions entre la Fed et l’administration Trump. Ces incertitudes devraient culminer entre juillet et novembre, période durant laquelle une fuite des capitaux américains pourrait se produire : baisse des rendements obligataires, correction des actions américaines, faiblesse du dollar. Les principales économies mondiales pourraient arrêter de baisser leurs taux ou même entamer un cycle de hausse, ce qui réduirait encore l’attractivité des actifs en dollar.
Analyse technique du dollar index : un schéma baissier à moyen terme se dessine, le seuil des 90 points devient un enjeu
D’après le graphique hebdomadaire du dollar index, celui-ci a cassé la ligne 2/1 de Gann, ce qui indique un changement de tendance à moyen terme, passant de hausse à baisse. À court terme, le dollar pourrait continuer à osciller à la baisse, avec une attention particulière portée à la résistance dans la zone 99.0-100.0. Si le marché ne parvient pas à rebondir efficacement et à regagner le seuil des 100, le risque d’un repli vers 95.2, voire 90.0, augmente nettement.
Les investisseurs doivent actuellement se poser la question centrale : le nouveau président de la Fed pourra-t-il trouver un équilibre entre la pression politique et les attentes du marché ? Le dollar pourra-t-il rebondir avant que les divergences de politique ne s’intensifient ? Ces réponses devraient progressivement émerger au cours du second semestre.
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Le nouveau gouverneur de la Réserve fédérale stabilisera-t-il le cap, et le dollar fort pourra-t-il tenir jusqu'à la mi-année ?
Course à la sélection : Waller favori, le marché mise sur l’indépendance
Trump prévoit d’annoncer le nom du nouveau président de la Réserve fédérale lors de la première semaine de janvier, pour prendre officiellement ses fonctions en mai en succédant à Powell. Parmi les candidats, l’ancien membre du Conseil de la Fed, Waller, est en tête, tandis que le conseiller économique de la Maison Blanche, Hassett, le membre actuel du Conseil, Waller, et Boman sont également en lice.
La victoire de Waller s’explique principalement par les inquiétudes du marché concernant l’indépendance de la Fed. Les investisseurs craignent que Hassett, trop proche de la Maison Blanche, n’entraîne une baisse agressive des taux, alimentant ainsi les anticipations d’inflation, ce qui ferait monter les taux à long terme. Le PDG de JP Morgan, Dimon, a même publiquement soutenu Waller. Ces préoccupations ne sont pas infondées : depuis la fin novembre, lorsque Hassett est devenu favori, le rendement des obligations américaines à 10 ans est passé de 4 % à 4,2 %. Trump souhaite réduire le coût du financement de la dette américaine, mais la hausse des rendements obligataires va à l’encontre de cet objectif, ce qui fait que le profil d’indépendance de Waller apparaît comme un « remède rassurant ».
Les divergences politiques couvent, 2026 pourrait tout changer
En apparence, la présidence de Waller pourrait apaiser les inquiétudes du marché concernant l’indépendance de la Fed, mais la position de Trump, qui critique depuis plusieurs fois la Fed pour sa lenteur à baisser les taux, n’a pas changé. Les divisions internes à la Fed restent difficiles à surmonter. De plus, le nouveau président ne prendra ses fonctions qu’en mai, et la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle prend généralement environ six mois. Trump a déjà indiqué que les élections de mid-term l’année prochaine décideront du succès ou de l’échec des États-Unis, en se concentrant sur la question des prix, ce qui limite objectivement la marge de manœuvre de la Fed pour une politique accommodante.
Nomura prévoit qu’en juin prochain, le nouveau président mènera une baisse de taux, mais avec la reprise accélérée de l’économie américaine, il est probable que la Fed s’oppose fermement à une nouvelle baisse. Les divergences politiques pourraient affaiblir la confiance du marché dans le nouveau président, voire provoquer des tensions entre la Fed et l’administration Trump. Ces incertitudes devraient culminer entre juillet et novembre, période durant laquelle une fuite des capitaux américains pourrait se produire : baisse des rendements obligataires, correction des actions américaines, faiblesse du dollar. Les principales économies mondiales pourraient arrêter de baisser leurs taux ou même entamer un cycle de hausse, ce qui réduirait encore l’attractivité des actifs en dollar.
Analyse technique du dollar index : un schéma baissier à moyen terme se dessine, le seuil des 90 points devient un enjeu
D’après le graphique hebdomadaire du dollar index, celui-ci a cassé la ligne 2/1 de Gann, ce qui indique un changement de tendance à moyen terme, passant de hausse à baisse. À court terme, le dollar pourrait continuer à osciller à la baisse, avec une attention particulière portée à la résistance dans la zone 99.0-100.0. Si le marché ne parvient pas à rebondir efficacement et à regagner le seuil des 100, le risque d’un repli vers 95.2, voire 90.0, augmente nettement.
Les investisseurs doivent actuellement se poser la question centrale : le nouveau président de la Fed pourra-t-il trouver un équilibre entre la pression politique et les attentes du marché ? Le dollar pourra-t-il rebondir avant que les divergences de politique ne s’intensifient ? Ces réponses devraient progressivement émerger au cours du second semestre.