Le secret derrière la forte chute du marché boursier : analyser les risques futurs à partir des lois historiques

Dans les marchés financiers mondiaux, le marché américain occupe toujours une place centrale. Ses mouvements reflètent non seulement le pouls de l’économie américaine, mais agissent aussi comme un indicateur sensible du sentiment du marché, influençant les flux de capitaux mondiaux. Cependant, le marché est comme le temps : imprévisible. Quand une grande chute du marché boursier arrivera-t-elle ? Quelles en sont les causes profondes ? Comment ces fluctuations violentes impacteront-elles les actifs tels que le marché taïwanais, l’or, les obligations, etc. ? Comment les investisseurs peuvent-ils anticiper les signaux de risque ?

Les leçons oubliées : ces chutes spectaculaires du marché boursier dans l’histoire

En examinant l’histoire, nous découvrons que le marché américain a connu plusieurs effondrements dramatiques. Chacun a laissé des cicatrices profondes et nous a enseigné des leçons précieuses.

La Grande Dépression de 1929 : l’indice Dow Jones a chuté de 89 % en 33 mois, devenant l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire financière mondiale. La spéculation excessive, l’endettement élevé, la détérioration des fondamentaux économiques, combinés à une politique commerciale chaotique, ont finalement conduit à une catastrophe économique mondiale. Il a fallu 25 ans pour que le marché se remette de cette crise.

Le « Lundi noir » de 1987 : un avertissement sur la trading algorithmique. Ce jour-là, le Dow Jones a chuté de 22,6 % en une seule journée, le S&P 500 a dégringolé de 34 %. La stratégie d’« assurance de portefeuille » utilisée par les institutions a été déclenchée collectivement lors de la chute soudaine, provoquant une cascade de ventes. La hausse agressive des taux par la Fed avant cet événement a également vidé la liquidité, plongeant le marché dans la panique. Heureusement, la Fed a injecté des fonds à temps, permettant une reprise en deux ans, et ce choc a conduit à l’instauration des mécanismes de « circuit breaker ».

L’éclatement de la bulle Internet de 2000-2002 : des centaines de milliers d’investisseurs ont tout perdu. Le Nasdaq est passé de son sommet à 5133 points à 1108, une baisse de 78 %. À l’époque, la valorisation des entreprises technologiques était déconnectée de la réalité, beaucoup d’entre elles n’étaient pas rentables, mais étaient surévaluées à des prix astronomiques. La politique de hausse des taux de la Fed a finalement crevé cette bulle, le Nasdaq a mis 15 ans à retrouver ses sommets antérieurs.

La crise des subprimes de 2007-2009 : la plus grave crise financière du 21e siècle. Le Dow Jones est passé de 14279 à 6800 points, une baisse de 52 %. La bulle immobilière américaine a éclaté, la crise des prêts hypothécaires à risque s’est propagée, les dérivés complexes vendus par les banques ont vu leur valeur s’effondrer, la faillite de Lehman Brothers a aggravé la situation. Cette crise a déclenché une récession mondiale, le taux de chômage a atteint 10 %, et le marché américain n’a retrouvé ses niveaux d’avant qu’en 2013.

L’impact de la pandémie de COVID-19 en 2020 : brutal et intense. En mars, les marchés américains ont connu plusieurs arrêts de trading, avec une chute généralisée des trois principaux indices : Dow, S&P 500, Nasdaq. Le Dow a chuté de plus de 30 % en peu de temps. La paralysie économique, la rupture des chaînes d’approvisionnement, la montée du chômage ont plongé le marché dans la peur. Cependant, la réaction rapide de la Fed et les mesures de relance massives ont permis au S&P 500 de récupérer ses pertes en seulement six mois, atteignant de nouveaux records historiques.

La correction haussière de 2022 : marquant la fin de l’ère de l’assouplissement prolongé. L’IPC a atteint 9,1 %, un sommet de 40 ans. La Fed a lancé le cycle de hausse des taux le plus agressif de l’histoire, avec sept hausses en un an, totalisant 425 points de base. Le S&P 500 a chuté de 27 %, le Nasdaq de 35 %. Ce n’est qu’en 2023, avec la fin du cycle de hausse et la montée en puissance de l’investissement dans l’IA, que le marché américain a rebondi et atteint de nouveaux sommets.

Le conflit commercial de avril 2025 avec Trump : un rappel que la géopolitique et la politique commerciale ont un pouvoir considérable. Le 4 avril, les trois indices ont chuté de plus de 5 % en une journée, et de plus de 10 % en deux jours, établissant le record de la plus forte baisse consécutive depuis mars 2020. Bien que le marché se soit ensuite redressé, la menace d’une escalade tarifaire demeure.

Les causes fondamentales des chutes boursières : bulles et déclencheurs

En analysant ces événements, une règle se dégage : avant chaque grande chute, le marché accumule des bulles d’actifs importantes, avec des prix bien éloignés des fondamentaux économiques. La bulle ne provoque pas immédiatement l’effondrement, le véritable déclencheur étant souvent un changement de politique ou un choc externe.

Une dette excessive, un optimisme irrationnel, une réglementation inadéquate — autant de causes courantes de l’expansion de la bulle. Lorsqu’une Fed commence à relever ses taux, que la géopolitique se dégrade ou qu’une grande entreprise rencontre une crise, la bulle finit par éclater. L’histoire montre que ce n’est pas une question de « si », mais de « quand ».

Comment la chute du marché peut-elle impacter le reste du monde : réaction en chaîne sur le marché taïwanais, l’or, les obligations, la cryptomonnaie

Lorsque le marché américain chute, il déclenche souvent un « mode de fuite vers la sécurité », avec un flux de capitaux vers des actifs refuges.

Les obligations américaines et les obligations à long terme en bénéficient en premier. Lors d’une chute boursière, la perception du risque augmente, les investisseurs retirent massivement des actions pour se réfugier dans la dette, ce qui fait monter leur prix et baisser leurs rendements. En moyenne, les rendements obligataires américains diminuent d’environ 45 points de base dans les six mois suivant une chute boursière. Cependant, si la chute est due à une inflation galopante (comme en 2022), on peut d’abord observer une « double baisse » : actions et obligations en baisse simultanément. Mais lorsque le marché craint une récession plutôt qu’une inflation, la fonction de refuge des obligations reprend le dessus.

Le dollar américain est la principale monnaie refuge après la dette américaine. Les investisseurs mondiaux vendent leurs actifs risqués, notamment dans les marchés émergents, pour acheter du dollar. Par ailleurs, lors d’une chute boursière, la nécessité de couvrir des dettes en dollar ou de rembourser des emprunts en dollar entraîne une forte demande de dollar, renforçant la devise.

L’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge. Lors d’une chute boursière, les investisseurs achètent de l’or pour se couvrir contre l’incertitude. Si le marché anticipe aussi une baisse des taux d’intérêt par la Fed, l’or bénéficie d’un double effet positif (demande de sécurité + baisse des taux). En revanche, si la chute survient en début de cycle de hausse des taux, la hausse des taux peut réduire l’attrait de l’or.

Les matières premières comme le pétrole ou le cuivre ont tendance à suivre la tendance du marché, car la récession réduit la demande pour les matières premières industrielles. Cependant, si la chute est causée par un choc géopolitique (guerre dans un pays producteur), les prix du pétrole peuvent augmenter, créant une stagflation.

Les cryptomonnaies : bien qu’on les présente parfois comme « l’or numérique », leur comportement est souvent proche de celui des actifs technologiques ou à haut risque. Lors d’une chute du marché américain, les investisseurs vendent aussi leurs cryptos pour obtenir des liquidités, ce qui entraîne une baisse de leur valeur.

Le marché taïwanais : fortement corrélé à celui des États-Unis, subit une triple pression. D’abord, l’émotion du marché : une chute américaine provoque une panique globale, avec des ventes massives d’actifs risqués, y compris le marché taïwanais, comme en mars 2020 lors de la pandémie. Ensuite, la sortie de capitaux étrangers : les investisseurs internationaux, pour répondre à leurs besoins de liquidités, retirent souvent leurs fonds du marché taïwanais. Enfin, l’impact réel sur l’économie : les États-Unis étant le principal partenaire commercial de Taïwan, une récession américaine réduit la demande d’exportations, notamment dans la tech et la fabrication. La baisse des bénéfices des entreprises se reflète finalement dans les cours, comme lors de la crise financière de 2008.

Comment détecter les signaux d’alerte avant une chute

Pour devenir un investisseur avisé, il faut apprendre à repérer les risques à l’avance. Voici quelques aspects à surveiller quotidiennement :

Les indicateurs économiques : croissance du PIB, emploi, indice de confiance des consommateurs, résultats des entreprises. Quand ces indicateurs s’améliorent, le marché peut monter ; quand ils se détériorent, il peut chuter. L’essentiel est d’identifier les points de retournement.

La politique monétaire de la Fed : elle influence directement la liquidité et le coût du crédit. Une hausse des taux augmente le coût d’emprunt, freinant la consommation et l’investissement, ce qui pèse sur le marché ; une baisse a l’effet inverse. Surveiller les discours et les réunions de la Fed permet d’anticiper la direction.

La géopolitique et la politique commerciale : elles peuvent sembler lointaines, mais ont un impact immédiat sur le sentiment du marché. Conflits internationaux, changements de tarifs, escalade commerciale — autant de facteurs pouvant provoquer la panique. La mise en place de nouvelles taxes ou sanctions, comme en avril 2025, en est un exemple concret.

Le changement de sentiment du marché : souvent le premier signal d’alerte. L’indice de confiance, la volatilité (VIX), le niveau de l’endettement des investisseurs, tout cela reflète l’état d’esprit des acteurs. Quand l’optimisme se transforme en panique, une chute importante n’est pas loin.

Stratégies pour les investisseurs face aux cycles de marché

Face aux fluctuations cycliques, il faut agir plutôt que subir.

L’ajustement de l’allocation d’actifs : c’est la première ligne de défense. Lorsqu’un marché montre des signes de surchauffe, réduire la part des actions, augmenter la liquidité et la détention d’obligations de qualité permet de participer à la hausse tout en se protégeant lors d’un krach.

La gestion du risque de portefeuille : pour les investisseurs expérimentés, l’utilisation prudente d’instruments dérivés est possible. La mise en place de stratégies comme les « puts protecteurs » permet de fixer un seuil de protection pour ses actions, comme une assurance.

Rester informé en permanence : suivre les données économiques, les signaux de la Fed, les tensions géopolitiques et l’évolution du sentiment du marché est essentiel. La différence d’information peut faire la différence entre succès et échec.

La préparation mentale : la volatilité est normale. La panique aggrave souvent les pertes. Se préparer mentalement, élaborer un plan d’action, permet de garder son calme face à la tempête.

Même si l’histoire ne se répète pas à l’identique, elle a souvent une certaine rime. En étudiant chaque grande chute passée, les investisseurs peuvent mieux comprendre la logique du marché et faire face sereinement à la prochaine tempête.

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