Comment vendre à découvert en actions ? Les cinq clés pour passer une position courte : maîtriser l'opération de vente à découvert pour profiter d'une baisse du marché boursier
Dans le marché boursier, la plupart des investisseurs débutants pensent initialement que la hausse permet de gagner de l’argent, tandis que la baisse entraîne des pertes. Mais en réalité, il existe un groupe d’investisseurs qui peuvent encore réaliser des profits lorsque les prix des actions chutent, précisément parce qu’ils maîtrisent l’essence de la vente à découvert. Que ce soit en actions, forex, matières premières ou autres produits financiers, en utilisant les bons outils et stratégies, les investisseurs peuvent tirer profit d’un marché en baisse.
Cependant, il est particulièrement important de souligner que, la vente à découvert exige un sens aigu du timing et une gestion rigoureuse des risques. La majorité des traders en vente à découvert ne poursuivent pas uniquement le profit, mais utilisent surtout cette stratégie pour couvrir leurs positions ou se protéger contre le risque. Bien que la vente à découvert puisse générer des gains considérables à court terme, elle comporte également des risques énormes. Cet article expliquera en profondeur le fonctionnement de la vente à découvert en actions, et vous enseignera en cinq étapes comment l’exécuter correctement, en couvrant les exigences pour se lancer, la sélection des actions, les techniques d’opération et la gestion des risques.
1. Comprendre en profondeur le mécanisme central de la vente à découvert
La vente à découvert (également appelée short selling, vente à découvert ou short) est très simple dans son essence : réaliser un profit lorsque le prix de l’action baisse.
Le principe est le suivant : un investisseur anticipe qu’un titre va s’affaiblir fondamentalement et que son prix va baisser. Il peut alors choisir de vendre d’abord l’action (ce qu’on appelle « vendre à découvert »), puis, lorsque le prix atteint le niveau attendu, la racheter à un prix inférieur (ce qu’on appelle « couvrir la position »). La différence de prix entre la vente initiale et le rachat constitue le profit de l’investisseur.
C’est le même principe que l’achat à découvert (acheter puis vendre plus tard), mais en sens inverse. La différence clé est que, le vendeur à découvert ne détient pas l’action au départ, il doit donc l’emprunter auprès de son broker pour la vendre, ce processus s’appelle « prêt de titres ». Le processus complet est : emprunter des actions auprès du broker → vendre → attendre la baisse → racheter → rembourser le prêt → réaliser la différence.
Sur le marché, de nombreux day traders, traders à court terme et hedge funds ciblent des actions très volatiles, en attendant le bon moment pour ouvrir une position courte, puis la clôturer rapidement après la baisse pour réaliser un profit. C’est la méthode la plus courante et la plus pratique pour faire du profit en vente à découvert.
Il est important de noter que la vente à découvert n’est pas autorisée dans tous les pays ou régions. Le marché chinois interdit totalement la vente à découvert, à Taïwan elle est relativement permise mais limitée par la liquidité et les outils financiers disponibles, ce qui restreint aussi cette stratégie. Pour faciliter la vente à découvert, l’utilisation de futures ou de contrats pour différence (CFD), qui sont des instruments dérivés, est souvent plus pratique.
Analyse d’un exemple de vente à découvert
Prenons l’or spot (XAUUSD) : un investisseur ouvre une position courte lorsque le prix de l’or est à 2000 dollars, puis lorsque le prix chute sous 1900 dollars, atteignant un minimum de 1873 dollars, il clôture sa position pour réaliser un profit de 127 dollars par once. Si la taille de la position est importante, ce profit peut être multiplié.
Tant que le cadre de trading est complet, la mécanique de vente à découvert existe dans tous les marchés : actions, futures, forex. Certains traders professionnels en font même leur principale source de revenus. Par exemple, des actions technologiques comme Shopify (code : SHOP), souvent surévaluées, sont des cibles privilégiées pour la vente à découvert. Les investisseurs doivent simplement observer calmement la tendance des prix, repérer le bon moment d’entrée, et ils peuvent potentiellement réaliser des profits.
Mais il faut bien garder en tête que la vente à découvert est une stratégie très risquée. En tant que vendeur à découvert, vous ne possédez pas réellement l’action, votre objectif est de la vendre en haut et de la racheter plus bas pour faire un profit. Cependant, si le prix monte durant cette période, vous risquez de subir des pertes importantes. Étant donné que le prix peut théoriquement monter indéfiniment alors que le minimum est zéro, le risque de la vente à découvert est en réalité illimité.
2. Les conditions et qualifications nécessaires pour participer à la vente à découvert
Marché boursier taïwanais : ouverture d’un compte de crédit
Les comptes d’investissement en actions se divisent principalement en deux types :
◆ Compte en espèces : c’est le type de compte de base, où l’investisseur effectue des transactions au prix du marché en temps réel. Par exemple, pour acheter 1000 actions à 10 dollars, il doit payer 10 000 dollars en cash. La plus-value correspond à la différence après déduction des frais. Ce mode ne comporte pas de levier, le risque est relativement contrôlé.
◆ Compte de crédit (margin) : aussi appelé compte de financement et de prêt de titres, il permet à l’investisseur d’emprunter de l’argent ou des actions auprès du broker pour trader. Mais il ne peut pas le faire sans conditions : il faut d’abord déposer une marge de garantie. Pour ouvrir un compte de crédit destiné à la vente à découvert, il faut remplir les conditions suivantes :
Être une personne physique nationale âgée d’au moins 20 ans
Résider fiscalement en République de Chine (Taïwan)
Avoir le compte ouvert depuis plus de trois mois
Avoir effectué au moins dix transactions dans l’année précédente
*Les conditions d’ouverture varient selon les brokers, il est conseillé de consulter chaque établissement pour connaître leurs exigences spécifiques.
En utilisant le crédit, on peut faire du prêt de titres pour vendre à découvert — emprunter des actions, puis les vendre. Si le prix baisse, on peut racheter à moindre coût pour réaliser un profit ; si le prix monte, il faut racheter plus cher pour couvrir. Étant donné que le prix peut descendre jusqu’à zéro mais ne peut pas monter à l’infini, la vente à découvert en crédit est une stratégie à « risque illimité, profit limité ». De plus, il n’est pas toujours possible d’emprunter les actions nécessaires, ce qui pousse certains investisseurs à se tourner vers les futures comme alternative.
Les contrats à terme offrent un effet de levier naturel, permettant de prendre des positions longues ou courtes. Cependant, ils ont une date d’échéance, et le maintien d’une position courte à long terme peut entraîner des coûts de rollover. De plus, tous les titres ne disposent pas forcément de contrats à terme correspondants, et la liquidité doit être vérifiée.
C’est pourquoi beaucoup investisseurs préfèrent trader sur des marchés étrangers, où la liberté est plus grande et les outils financiers plus nombreux. Parmi eux, les CFD sont spécifiquement conçus pour la vente à découvert : simples à utiliser, pratiques, avec un effet de levier élevé, sans frais de transaction ni limite de durée de contrat. Le marché international des CFD est très actif, permettant de prendre des positions longues ou courtes, et constitue un outil essentiel à connaître pour la vente à découvert.
Compte CFD : seuil d’ouverture plus faible
L’ouverture d’un compte CFD est relativement simple : il suffit de fournir une pièce d’identité, une carte de sécurité sociale, une carte de crédit ou un relevé bancaire, puis de faire la demande en ligne. Les conditions d’ouverture sont généralement :
Être une personne physique nationale âgée d’au moins 18 ans
Passer une évaluation de l’adéquation et une procédure KYC (Know Your Customer)
Après l’ouverture, il faut approvisionner le compte pour commencer à trader. La plupart des plateformes acceptent un dépôt minimum d’environ 50 dollars, avec des options de transfert par carte de crédit ou virement bancaire local. La procédure est rapide, souvent complétée en quelques heures.
Les CFD utilisent un mode de trading sur marge. Pour vendre à découvert, il suffit de sélectionner l’option « vendre » sur la plateforme, puis de définir les paramètres de l’ordre (effet de levier, stop loss, take profit, volume, etc.). Le montant de la marge nécessaire est clairement indiqué.
3. Choisir les bonnes cibles pour la vente à découvert
Identifier un marché avec des facteurs baissiers
La vente à découvert consiste à profiter d’une baisse de prix, donc il faut repérer des catalyseurs négatifs. Par exemple : une baisse prochaine des taux d’intérêt aux États-Unis pourrait affaiblir le dollar, ou la fin de la politique de taux négatifs au Japon pourrait faire chuter le Nikkei — ce sont des environnements favorables à la vente à découvert.
Les actions individuelles présentant des facteurs négatifs évidents méritent aussi d’être surveillées. Il est conseillé de privilégier le marché américain, car il offre une meilleure liquidité, plus de liberté, et une gamme plus riche d’instruments dérivés pour la vente à découvert.
Sélectionner des actions surévaluées
Le critère clé pour décider si une action vaut la peine d’être shortée est : si son prix actuel s’écarte nettement de sa valeur intrinsèque. La surévaluation peut provenir de plusieurs raisons :
◆ Surnotation par le marché : une action est massivement achetée par l’émotion ou des investisseurs irrationnels, entraînant une hausse excessive à court terme ;
◆ Détérioration des fondamentaux : baisse du chiffre d’affaires, diminution du bénéfice net, changement de contrôle, ou autres mauvaises nouvelles financières ;
◆ Signaux techniques : pour les traders à court terme, une action approchant une résistance technique ou un indicateur de surachat peut être une opportunité de vente à découvert.
Techniques concrètes pour la sélection
◆ Suivre la tendance des revenus : si le chiffre d’affaires d’une entreprise diminue de façon significative ou affiche une croissance négative, cela indique une faiblesse de la rentabilité, ce qui peut inciter les investisseurs institutionnels à vendre, faisant baisser le prix.
◆ Surveiller les flux de capitaux : repérer des actions surachetées sur plusieurs jours, ce qui peut annoncer un retournement imminent.
◆ Analyser le cycle sectoriel : si un secteur a connu une forte hausse et que son ratio cours/bénéfice est élevé, il est probable que la tendance haussière touche à sa fin.
Lors du choix des cibles pour la vente à découvert, il faut privilégier celles qui sont proches de leurs points hauts ou de zones de résistance, car leur potentiel de baisse à court terme est plus élevé, avec un risque limité mais un potentiel de profit important.
Inversement, shorté une action à bas prix limite souvent le profit potentiel, tout en exposant à un risque énorme si le prix rebondit. Comme le dit le proverbe : « La vente à découvert a un profit limité, mais un risque illimité ». Si le prix continue de monter sans stop loss, la perte peut devenir infinie.
Il est donc crucial d’évaluer si la valeur de l’actif est réellement surévaluée et si la baisse potentielle est suffisante pour couvrir les coûts et risques. Seules les actions présentant une véritable valeur de vente à découvert méritent d’être shortées.
Les autres produits financiers, comme le forex, les matières premières ou les métaux précieux, suivent la même logique. Par exemple, si le yen/ dollar (JPY/USD) est en tendance baissière depuis 2021, cette tendance historique est claire et avec une forte probabilité de succès pour la vente à découvert. En revanche, si le yen est déjà faible et que la Banque du Japon met fin à ses taux négatifs de 17 ans, tandis que le dollar amorce une baisse des taux, continuer à short le yen devient peu judicieux.
4. Principes fondamentaux et méthodes d’exécution de la vente à découvert
Choisir un point haut pour ouvrir une position courte
Ce « point haut » ne signifie pas simplement que le prix monte tout le temps, mais qu’il est relativement élevé par rapport aux perspectives futures, ou que le prix actuel est excessif.
Par exemple, si le secteur maritime est en surchauffe parce qu’il y a un excès d’offre prévu, et que les prix des actions du secteur montent de façon déraisonnable, il est judicieux de shorté en attendant un retour à la normale. En revanche, si une entreprise affiche des bénéfices en croissance et que son prix monte avec des fondamentaux solides, shorté dans cette situation serait contre-productif, car cela pourrait entraîner une perte importante si le prix continue de monter.
D’un point de vue technique, après avoir choisi un instrument, l’essentiel est d’attendre que le prix atteigne un sommet relatif — par exemple un ancien sommet, une zone de résistance, ou un échec de cassure de cette résistance. En tendance baissière claire, entrer en short à un niveau élevé et le conserver jusqu’à ce que la tendance se retourne est une stratégie simple mais efficace.
Prenons l’exemple de US Steel (NYSE:X) : ces dernières années, la croissance économique américaine ralentit, la demande en acier chute, et la rentabilité des entreprises s’effondre. Ces éléments fondamentaux justifient une position short. Le prix de X, qui atteignait 47,64 dollars en février 2018, a ensuite chuté en tendance baissière, atteignant un creux historique à 4,54 dollars en mars 2021 — une baisse de plus de 90 %. Dans cette tendance claire, il suffit de repérer un sommet relatif pour ouvrir une position short, ce qui offre de fortes chances de profit.
Favoriser une stratégie à court terme
Les positions short sont généralement exécutées en stratégie courte, souvent en day trading ou en scalping, pour éviter de porter la position overnight. Cela permet de profiter rapidement du mouvement, tout en limitant le risque de retournement de tendance.
Mettre en place un stop loss
La vente à découvert étant une opération à haut risque, il est impératif de définir un niveau de stop loss pour chaque trade, afin de limiter les pertes potentielles. C’est la règle d’or du trading short.
La gestion du capital est essentielle
Les opportunités de vente à découvert sont rares et nécessitent un timing précis. Il ne faut pas disperser son capital de façon aveugle ou faire des entrées mécaniques. Lorsqu’une opportunité à haute probabilité se présente, il faut allouer une part raisonnable de son capital, tout en étant capable d’assumer une éventuelle inversion de tendance. En d’autres termes, la gestion du capital doit être cohérente avec la gestion du risque : ne pas utiliser un levier excessif simplement parce qu’on est optimiste sur une vente à découvert.
5. Risques et réflexions avancées sur la vente à découvert
Le marché boursier comporte des risques importants. Que l’on fasse du long ou du short, il est essentiel d’établir une logique de trading et un cadre décisionnel. En l’absence de certitude, il ne faut pas se lancer dans une opération.
Une vérité éternelle est : un investisseur ne peut jamais gagner plus que ce qu’il connaît. Préserver son capital, éviter les pertes, sont les prérequis pour pouvoir croître de façon stable et continuer à faire des profits.
La vente à découvert, bien qu’elle permette de profiter d’un marché en baisse, comporte un risque bien supérieur à celui de l’achat. La bonne attitude est d’étudier en profondeur le mécanisme, de maîtriser la sélection des cibles, d’appliquer strictement la gestion des risques, tout en restant humble face à la complexité du marché. C’est la seule façon de survivre et de prospérer à long terme dans un environnement incertain.
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Comment vendre à découvert en actions ? Les cinq clés pour passer une position courte : maîtriser l'opération de vente à découvert pour profiter d'une baisse du marché boursier
Dans le marché boursier, la plupart des investisseurs débutants pensent initialement que la hausse permet de gagner de l’argent, tandis que la baisse entraîne des pertes. Mais en réalité, il existe un groupe d’investisseurs qui peuvent encore réaliser des profits lorsque les prix des actions chutent, précisément parce qu’ils maîtrisent l’essence de la vente à découvert. Que ce soit en actions, forex, matières premières ou autres produits financiers, en utilisant les bons outils et stratégies, les investisseurs peuvent tirer profit d’un marché en baisse.
Cependant, il est particulièrement important de souligner que, la vente à découvert exige un sens aigu du timing et une gestion rigoureuse des risques. La majorité des traders en vente à découvert ne poursuivent pas uniquement le profit, mais utilisent surtout cette stratégie pour couvrir leurs positions ou se protéger contre le risque. Bien que la vente à découvert puisse générer des gains considérables à court terme, elle comporte également des risques énormes. Cet article expliquera en profondeur le fonctionnement de la vente à découvert en actions, et vous enseignera en cinq étapes comment l’exécuter correctement, en couvrant les exigences pour se lancer, la sélection des actions, les techniques d’opération et la gestion des risques.
1. Comprendre en profondeur le mécanisme central de la vente à découvert
La vente à découvert (également appelée short selling, vente à découvert ou short) est très simple dans son essence : réaliser un profit lorsque le prix de l’action baisse.
Le principe est le suivant : un investisseur anticipe qu’un titre va s’affaiblir fondamentalement et que son prix va baisser. Il peut alors choisir de vendre d’abord l’action (ce qu’on appelle « vendre à découvert »), puis, lorsque le prix atteint le niveau attendu, la racheter à un prix inférieur (ce qu’on appelle « couvrir la position »). La différence de prix entre la vente initiale et le rachat constitue le profit de l’investisseur.
C’est le même principe que l’achat à découvert (acheter puis vendre plus tard), mais en sens inverse. La différence clé est que, le vendeur à découvert ne détient pas l’action au départ, il doit donc l’emprunter auprès de son broker pour la vendre, ce processus s’appelle « prêt de titres ». Le processus complet est : emprunter des actions auprès du broker → vendre → attendre la baisse → racheter → rembourser le prêt → réaliser la différence.
Sur le marché, de nombreux day traders, traders à court terme et hedge funds ciblent des actions très volatiles, en attendant le bon moment pour ouvrir une position courte, puis la clôturer rapidement après la baisse pour réaliser un profit. C’est la méthode la plus courante et la plus pratique pour faire du profit en vente à découvert.
Il est important de noter que la vente à découvert n’est pas autorisée dans tous les pays ou régions. Le marché chinois interdit totalement la vente à découvert, à Taïwan elle est relativement permise mais limitée par la liquidité et les outils financiers disponibles, ce qui restreint aussi cette stratégie. Pour faciliter la vente à découvert, l’utilisation de futures ou de contrats pour différence (CFD), qui sont des instruments dérivés, est souvent plus pratique.
Analyse d’un exemple de vente à découvert
Prenons l’or spot (XAUUSD) : un investisseur ouvre une position courte lorsque le prix de l’or est à 2000 dollars, puis lorsque le prix chute sous 1900 dollars, atteignant un minimum de 1873 dollars, il clôture sa position pour réaliser un profit de 127 dollars par once. Si la taille de la position est importante, ce profit peut être multiplié.
Tant que le cadre de trading est complet, la mécanique de vente à découvert existe dans tous les marchés : actions, futures, forex. Certains traders professionnels en font même leur principale source de revenus. Par exemple, des actions technologiques comme Shopify (code : SHOP), souvent surévaluées, sont des cibles privilégiées pour la vente à découvert. Les investisseurs doivent simplement observer calmement la tendance des prix, repérer le bon moment d’entrée, et ils peuvent potentiellement réaliser des profits.
Mais il faut bien garder en tête que la vente à découvert est une stratégie très risquée. En tant que vendeur à découvert, vous ne possédez pas réellement l’action, votre objectif est de la vendre en haut et de la racheter plus bas pour faire un profit. Cependant, si le prix monte durant cette période, vous risquez de subir des pertes importantes. Étant donné que le prix peut théoriquement monter indéfiniment alors que le minimum est zéro, le risque de la vente à découvert est en réalité illimité.
2. Les conditions et qualifications nécessaires pour participer à la vente à découvert
Marché boursier taïwanais : ouverture d’un compte de crédit
Les comptes d’investissement en actions se divisent principalement en deux types :
◆ Compte en espèces : c’est le type de compte de base, où l’investisseur effectue des transactions au prix du marché en temps réel. Par exemple, pour acheter 1000 actions à 10 dollars, il doit payer 10 000 dollars en cash. La plus-value correspond à la différence après déduction des frais. Ce mode ne comporte pas de levier, le risque est relativement contrôlé.
◆ Compte de crédit (margin) : aussi appelé compte de financement et de prêt de titres, il permet à l’investisseur d’emprunter de l’argent ou des actions auprès du broker pour trader. Mais il ne peut pas le faire sans conditions : il faut d’abord déposer une marge de garantie. Pour ouvrir un compte de crédit destiné à la vente à découvert, il faut remplir les conditions suivantes :
*Les conditions d’ouverture varient selon les brokers, il est conseillé de consulter chaque établissement pour connaître leurs exigences spécifiques.
En utilisant le crédit, on peut faire du prêt de titres pour vendre à découvert — emprunter des actions, puis les vendre. Si le prix baisse, on peut racheter à moindre coût pour réaliser un profit ; si le prix monte, il faut racheter plus cher pour couvrir. Étant donné que le prix peut descendre jusqu’à zéro mais ne peut pas monter à l’infini, la vente à découvert en crédit est une stratégie à « risque illimité, profit limité ». De plus, il n’est pas toujours possible d’emprunter les actions nécessaires, ce qui pousse certains investisseurs à se tourner vers les futures comme alternative.
Les contrats à terme offrent un effet de levier naturel, permettant de prendre des positions longues ou courtes. Cependant, ils ont une date d’échéance, et le maintien d’une position courte à long terme peut entraîner des coûts de rollover. De plus, tous les titres ne disposent pas forcément de contrats à terme correspondants, et la liquidité doit être vérifiée.
C’est pourquoi beaucoup investisseurs préfèrent trader sur des marchés étrangers, où la liberté est plus grande et les outils financiers plus nombreux. Parmi eux, les CFD sont spécifiquement conçus pour la vente à découvert : simples à utiliser, pratiques, avec un effet de levier élevé, sans frais de transaction ni limite de durée de contrat. Le marché international des CFD est très actif, permettant de prendre des positions longues ou courtes, et constitue un outil essentiel à connaître pour la vente à découvert.
Compte CFD : seuil d’ouverture plus faible
L’ouverture d’un compte CFD est relativement simple : il suffit de fournir une pièce d’identité, une carte de sécurité sociale, une carte de crédit ou un relevé bancaire, puis de faire la demande en ligne. Les conditions d’ouverture sont généralement :
Après l’ouverture, il faut approvisionner le compte pour commencer à trader. La plupart des plateformes acceptent un dépôt minimum d’environ 50 dollars, avec des options de transfert par carte de crédit ou virement bancaire local. La procédure est rapide, souvent complétée en quelques heures.
Les CFD utilisent un mode de trading sur marge. Pour vendre à découvert, il suffit de sélectionner l’option « vendre » sur la plateforme, puis de définir les paramètres de l’ordre (effet de levier, stop loss, take profit, volume, etc.). Le montant de la marge nécessaire est clairement indiqué.
3. Choisir les bonnes cibles pour la vente à découvert
Identifier un marché avec des facteurs baissiers
La vente à découvert consiste à profiter d’une baisse de prix, donc il faut repérer des catalyseurs négatifs. Par exemple : une baisse prochaine des taux d’intérêt aux États-Unis pourrait affaiblir le dollar, ou la fin de la politique de taux négatifs au Japon pourrait faire chuter le Nikkei — ce sont des environnements favorables à la vente à découvert.
Les actions individuelles présentant des facteurs négatifs évidents méritent aussi d’être surveillées. Il est conseillé de privilégier le marché américain, car il offre une meilleure liquidité, plus de liberté, et une gamme plus riche d’instruments dérivés pour la vente à découvert.
Sélectionner des actions surévaluées
Le critère clé pour décider si une action vaut la peine d’être shortée est : si son prix actuel s’écarte nettement de sa valeur intrinsèque. La surévaluation peut provenir de plusieurs raisons :
◆ Surnotation par le marché : une action est massivement achetée par l’émotion ou des investisseurs irrationnels, entraînant une hausse excessive à court terme ;
◆ Détérioration des fondamentaux : baisse du chiffre d’affaires, diminution du bénéfice net, changement de contrôle, ou autres mauvaises nouvelles financières ;
◆ Signaux techniques : pour les traders à court terme, une action approchant une résistance technique ou un indicateur de surachat peut être une opportunité de vente à découvert.
Techniques concrètes pour la sélection
◆ Suivre la tendance des revenus : si le chiffre d’affaires d’une entreprise diminue de façon significative ou affiche une croissance négative, cela indique une faiblesse de la rentabilité, ce qui peut inciter les investisseurs institutionnels à vendre, faisant baisser le prix.
◆ Surveiller les flux de capitaux : repérer des actions surachetées sur plusieurs jours, ce qui peut annoncer un retournement imminent.
◆ Analyser le cycle sectoriel : si un secteur a connu une forte hausse et que son ratio cours/bénéfice est élevé, il est probable que la tendance haussière touche à sa fin.
Lors du choix des cibles pour la vente à découvert, il faut privilégier celles qui sont proches de leurs points hauts ou de zones de résistance, car leur potentiel de baisse à court terme est plus élevé, avec un risque limité mais un potentiel de profit important.
Inversement, shorté une action à bas prix limite souvent le profit potentiel, tout en exposant à un risque énorme si le prix rebondit. Comme le dit le proverbe : « La vente à découvert a un profit limité, mais un risque illimité ». Si le prix continue de monter sans stop loss, la perte peut devenir infinie.
Il est donc crucial d’évaluer si la valeur de l’actif est réellement surévaluée et si la baisse potentielle est suffisante pour couvrir les coûts et risques. Seules les actions présentant une véritable valeur de vente à découvert méritent d’être shortées.
Les autres produits financiers, comme le forex, les matières premières ou les métaux précieux, suivent la même logique. Par exemple, si le yen/ dollar (JPY/USD) est en tendance baissière depuis 2021, cette tendance historique est claire et avec une forte probabilité de succès pour la vente à découvert. En revanche, si le yen est déjà faible et que la Banque du Japon met fin à ses taux négatifs de 17 ans, tandis que le dollar amorce une baisse des taux, continuer à short le yen devient peu judicieux.
4. Principes fondamentaux et méthodes d’exécution de la vente à découvert
Choisir un point haut pour ouvrir une position courte
Ce « point haut » ne signifie pas simplement que le prix monte tout le temps, mais qu’il est relativement élevé par rapport aux perspectives futures, ou que le prix actuel est excessif.
Par exemple, si le secteur maritime est en surchauffe parce qu’il y a un excès d’offre prévu, et que les prix des actions du secteur montent de façon déraisonnable, il est judicieux de shorté en attendant un retour à la normale. En revanche, si une entreprise affiche des bénéfices en croissance et que son prix monte avec des fondamentaux solides, shorté dans cette situation serait contre-productif, car cela pourrait entraîner une perte importante si le prix continue de monter.
D’un point de vue technique, après avoir choisi un instrument, l’essentiel est d’attendre que le prix atteigne un sommet relatif — par exemple un ancien sommet, une zone de résistance, ou un échec de cassure de cette résistance. En tendance baissière claire, entrer en short à un niveau élevé et le conserver jusqu’à ce que la tendance se retourne est une stratégie simple mais efficace.
Prenons l’exemple de US Steel (NYSE:X) : ces dernières années, la croissance économique américaine ralentit, la demande en acier chute, et la rentabilité des entreprises s’effondre. Ces éléments fondamentaux justifient une position short. Le prix de X, qui atteignait 47,64 dollars en février 2018, a ensuite chuté en tendance baissière, atteignant un creux historique à 4,54 dollars en mars 2021 — une baisse de plus de 90 %. Dans cette tendance claire, il suffit de repérer un sommet relatif pour ouvrir une position short, ce qui offre de fortes chances de profit.
Favoriser une stratégie à court terme
Les positions short sont généralement exécutées en stratégie courte, souvent en day trading ou en scalping, pour éviter de porter la position overnight. Cela permet de profiter rapidement du mouvement, tout en limitant le risque de retournement de tendance.
Mettre en place un stop loss
La vente à découvert étant une opération à haut risque, il est impératif de définir un niveau de stop loss pour chaque trade, afin de limiter les pertes potentielles. C’est la règle d’or du trading short.
La gestion du capital est essentielle
Les opportunités de vente à découvert sont rares et nécessitent un timing précis. Il ne faut pas disperser son capital de façon aveugle ou faire des entrées mécaniques. Lorsqu’une opportunité à haute probabilité se présente, il faut allouer une part raisonnable de son capital, tout en étant capable d’assumer une éventuelle inversion de tendance. En d’autres termes, la gestion du capital doit être cohérente avec la gestion du risque : ne pas utiliser un levier excessif simplement parce qu’on est optimiste sur une vente à découvert.
5. Risques et réflexions avancées sur la vente à découvert
Le marché boursier comporte des risques importants. Que l’on fasse du long ou du short, il est essentiel d’établir une logique de trading et un cadre décisionnel. En l’absence de certitude, il ne faut pas se lancer dans une opération.
Une vérité éternelle est : un investisseur ne peut jamais gagner plus que ce qu’il connaît. Préserver son capital, éviter les pertes, sont les prérequis pour pouvoir croître de façon stable et continuer à faire des profits.
La vente à découvert, bien qu’elle permette de profiter d’un marché en baisse, comporte un risque bien supérieur à celui de l’achat. La bonne attitude est d’étudier en profondeur le mécanisme, de maîtriser la sélection des cibles, d’appliquer strictement la gestion des risques, tout en restant humble face à la complexité du marché. C’est la seule façon de survivre et de prospérer à long terme dans un environnement incertain.